George Clooney

George Clooney


Considéré comme l?un des hommes les plus sexy de la planète, George Clooney s?amuse depuis quelques années à faire les beaux jours du cinéma. Craquant, sacrément « express-chaud », il fait fondre les écrans et ceux assis devant. La désinvolture en guise d?armure, il a grimpé les échelons de la notoriété à la force du talent.
Son père officie à la télévision comme présentateur de shows. Un temps acteur, le prénommé Nick est du genre engagé. Démocrate confirmé, il va même briguer le fauteuil de sénateur du Kentucky, l?Etat de la famille. Sans succès.

Comme bon nombre, George fréquente l?université. Il se rêve en pro de base-ball tapant la balle pour l?équipe de Cincinnati, mais le premier coup de batte lui est fatal. Il doit rendre la casquette. Nourri au ciné, le beau gosse décide de faire comme papa, c'est-à-dire de jouer. De cours en écoles, il foule les planches et file à Hollywood. Là, il séjourne chez sa tante chérie, Rosemary. Mariée à l?acteur José Ferrer, la s?ur de son père lui en raconte de belles. Pour se faire un peu d?argent, George se met aux pieds des dames fortunées pour leur vendre des chaussures.

Vient le temps de la télévision. Le petit écran lui tend la main sans lui ouvrir vraiment les bras en 1984. Les séries se ramassent à la pelle, dix-sept épisodes ici (The Facts of Life), quatre autres ailleurs (Baby Talk). On le voit alors dans Roseanne, Bodies of Evidence. En 1994, c?est le grand saut. Il enfile la blouse du docteur Ross et se poste aux Urgences, ignorant alors la poussée de fièvre planétaire qu?il suscitera, ne se doutant pas être bloqué dans cet hôpital pendant six ans. Six années durant lesquelles le cinéma, titillé par la montée de température provoquée à chacune de ses apparitions, le courtise. Car malgré quelques auditions ratées, Ridley Scott lui préférant Brad Pitt pour Thelma et Louise, le charme de George opère à vif. Joel Schumacher lui demande d?endosser le costume de l?homme chauve-souris et de côtoyer Robin dans un Batman qui, loin de planer, s?écrase sur le trottoir de l?échec.

En 1996, après l?avoir pourtant privé de Reservoir Dogs, Quentin Tarantino l?invite à participer aux délires de son ami Robert Rodriguez lors d?Une Nuit en enfer. Puis Terrence Malick lui ordonne de rejoindre les rangs de sa La Ligne rouge en compagnie d?un bataillon de stars, puis il se métamorphose en Pacificateur.
A 38 ans, George se sent mal. Se voyant prisonnier des sitcoms, happé par le néant d?une longue opération sans avenir, il se prescrit un arrêt immédiat, et demande au producteur de lui rendre sa liberté. Ce qui est fait. Avant de rendre son stéthoscope, le beau gosse s?en est allé guerroyer au Moyen-Orient, coiffé de la couronne des Rois du désert.

Fraîchement débarrassé de l?encombrant docteur Ross, George alors croise le chemin des Coen brothers. Les frangins binoclés ne résistent pas, et lui demandent d?incarner le chanteur taulard en fuite d'O' Brother. Nous sommes en 2000. Quelques mois plus tard, le clown né embarque pour une virée En pleine tempête, destinée à surfer sur la vague du succès. Peu à peu, l?acteur fait des ravages. La gent féminine se pâme. Elle laisse à ses mômes le soin de se gondoler en le voyant évoluer dans Spy Kids, histoire d?être en condition pour mieux succomber lors de son apparition en costard cousu charme, braquant avec ses potes le tout-Las Vegas. En 2001, Clooney se glisse dans les pompes de Frank Sinatra. Le voilà chef d'un gang de haut vol, braquant les casinos à l?image du crooner héros du Rat Pack dans la nouvelle version de L'Inconnu de Las Vegas, Ocean's Eleven.

Ethan et Joel Coen, Steven Soderbergh : en l?espace de deux ans, George Clooney fait la connaissance d?un trio appelé à prendre une place de choix dans sa filmographie. Avec les deux premiers, il est victime d?une Intolérable cruauté en avocat se laissant dépouiller par une Catherine Zeta-Jones d?une désarmante avidité. Il fonde une société de production, décolle pour Solaris, reprend son personnage de Danny Ocean pour deux volets supplémentaires, histoire de porter le total à Ocean's Thirteen, remonte le temps en officier enquêtant sur un meurtre dans l?Allemagne détruite et occupée de l'après-guerre. Titre du film : The Good German .

Tout en se laissant diriger, Clooney observe, questionne, note. En 2002, il se lance. Il réalise Confessions d?un homme dangereux avec l?appui de Julia Roberts et Sam Rockwell. Fort d?un premier film plutôt musclé, il repart au combat avec Good Night and Good Luck. L?histoire ? Celle d'Edward R. Murrow, un journaliste de la chaîne CBS officiant en plein maccarthysme. Parfait pour rendre hommage à l?idole de son père Nick, idéal pour ruer dans les balustrades d?une Amérique bridée par la politique conservatrice d?un autre George, Bush.

Acteur, réalisateur, producteur, Clooney coiffe les trois casquettes. Avec Soderbergh, il crée Section Eight, avec Grant Eslov, un complice, il fonde Smoke House. Ses deux premiers films résultent financièrement de son amitié avec Jeff Skoll. L?ex-cofondateur de Ebay devenu patron de la société Participant n?a pu résisté aux aspects engagés de Clooney. Car outre le jeu, le goût de la mise en scène, l?homme qui a érigé l?autodérision en religion, ne mégote pas pour s?impliquer. Ayant toujours en mémoire la phrase de son père : « Sois celui qui l?ouvre quand tout le monde veut la fermer, c?est assez sain », il utilise sa notoriété en guise de porte-voix.

L?un des hommes les plus sexy de la planète aurait pu se contenter d?empiler les dollars. Au lieu de cela, sans être un va-t-en-guerre, il choisit ses combats. Fonce. En « croisé » du ciné au service de ses convictions, il considère avoir des responsabilités, des devoirs. En 2005, il débarque en plein G8 au royaume des kilts, l?Ecosse, y discute avec Bono et le président de la Banque Mondiale, monte aux créneaux du château d?Edimbourg pour y défendre la cause de l?Afrique. Récidive pour le Darfour à la tribune des Nations Unies.

En 2006, ce démocrate convaincu, parfois déroutant, quitte la scène des Oscars la statuette du Meilleur second rôle en main. Il a obtenu cette récompense pour son personnage d?agent de la CIA dans Syriana. Corruption, manipulation, ces sujets lui tiennent à c?ur. Il les combat à nouveau en 2007 en pro du barreau affublé des fringues de Michael Clayton de Tony Gilroy. La politique le fascine. Dès qu?il a du temps libre, il file à Washington observer cet univers lié au pouvoir.

2008 est l'année de son troisième film en tant que réalisateur, l'attendu Jeux de dupes. Il y interprète le rôle d'un dirigeant de club de football américain, dont la femme Renée Zellweger (joli clin d'oeil à celle qui fut sa petite amie à la ville) est désirée par le meilleur jeune poulain de son équipe. Ça risque de chauffer sur le gazon.

En 2011, il dirige, écrit et interprète son nouveau film, Les Marches du pouvoir, un thriller politique et pamphlétaire, adapté de la pièce de Beau Wilmon, dans lequel on retrouve l'infatigable acteur américain de l'année 2011 en la personne de Ryan Gosling.

Filmographie de George Clooney

Cinémas


Publicité

Offres particuliers et entreprises

Obtenir plus d'information sur l'offre 'La Carte le Pass IdF'

Fini les files d'attente !

Imprimez votre billet ou recevez-le sur votre mobile et accédez directement à votre séance ! Un imprévu ? Annulez votre réservation jusqu'à 1h avant le début de la séance.

Toutes les offres

 

Découvrez notre nouveau siteX