Thriller de Clint Eastwood
avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly...
Durée : 2h21
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Sortie prévue le 12 novembre 2008
Inspiré d’une histoire vraie, ce mélodrame réalisé par Clint Eastwood dépeint une fresque peu reluisante de l’Amérique des années 20. Une leçon de courage qui a valu à Clint Eastwood le Prix spécial du 61e Festival de Cannes.
Mars 1928. Un samedi matin, dans la banlieue ouvrière de Los Angeles, Christine Collins, mère célibataire, embrasse son petit garçon de 9 ans, Walter, et part au travail. Standardiste, elle fait des heures supplémentaires pour subvenir à leurs besoins. Quand elle rentre le soir, son fils a disparu. Immédiatement, elle avertit les autorités, qui se lancent à sa recherche. Mais Walter demeure introuvable. Dévastée, Christine ne perd pourtant pas espoir. Quelques mois plus tard, la police retrouve un enfant qui prétend être Walter et qui correspond à son signalement. Elle le restitue à Christine en présence de journalistes avides de scoops. Devant les objectifs, elle accepte de le ramener à la maison. Mais, en son for intérieur, elle sait que ce n’est pas Walter. Quand elle essaie de faire admettre leur erreur aux inspecteurs, elle se heurte à un mur : en pleine prohibition, il n’est pas conseillé de critiquer le système judiciaire californien. Soutenue par le révérend Gustav Briegleb, qui mobilise l’opinion en sa faveur, Christine ne compte pas en rester là…
1. La performance d’Angelina Jolie. La comédienne n’a pas eu de mal à s’identifier à Christine Collins, meurtrie par la disparition de son petit garçon. Mère de six enfants, elle signe une composition bouleversante de vérité. « Elle me fait penser aux actrices de l’âge d’or du cinéma hollywoodien : Katharine Hepburn, Ingrid Bergman, Bette Davis, qui avaient toutes des personnalités très affirmées et une grande présence », commente Clint Eastwood.
2. La réalisation de Clint Eastwood. On sait la passion du cinéaste pour les drames humains édifiants, qui lui ont permis de remporter plusieurs récompenses (Impitoyable, Mystic River, Million Dollar Baby et le diptyque Mémoires de nos pères/Lettres d’Iwo Jima…). Ici, sa mise en scène très épurée se concentre sur la psychologie de son personnage principal et sur une narration de polar captivante.
3. L’histoire vraie, qui nous bouleverse. Celle du combat d’une mère confrontée à la disparition de son enfant. Un sujet intemporel.
4. La dénonciation du système judiciaire américain. Christine, héroïne malgré elle, ne se laisse pas abattre par le chagrin. Elle tient tête à la police corrompue de Los Angeles, prête à tout pour réduire au silence ceux qui essaient de nuire à son prestige.
5. Le retour de John Malkovich, qui se glisse avec naturel dans le costume du révérend Gustav Briegleb. Un prêtre presbytérien qui n’avait pas peur d’énoncer des vérités dans ses sermons radiophoniques, n’hésitant pas à épingler le chef de la police de Los Angeles, aux méthodes expéditives qui déclarait : « Nous ferons des rues notre tribunal permanent et y abattrons les tueurs sur le champ (…). Je punirai chacun de mes hommes qui montrera la moindre pitié à l’égard d’un criminel ».
Pour lire l'interview de John Malkovitch : cliquez ici
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