Biopic de Jean-François Richet
avec Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Vincent Cassel...
Durée : 2h10
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Sortie le 19 novembre 2008
De retour en France, l’ennemi public n°1 poursuit sa course folle qui le mènera à sa fin, le 2 novembre 1979 au volant de BMW, Porte de Clignancourt. Celui qui terrorisa l’Hexagone termina sa vie à deux pas de là où il la débuta… Suite et fin du diptyque consacré au troublant Jacques Mesrine. Radicalement différente du premier opus, cette seconde partie clôture en beauté ce petit bijou.
Suite et fin du diptyque consacré au troublant Jacques Mesrine. Radicalement différente du premier opus, cette seconde partie clôture en beauté ce petit bijou.
Après une spectaculaire évasion du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul qu’il reviendra attaquer pour libérer ses compagnons, Mesrine est déclaré ennemi public no 1 au Canada en 1972, et un an plus tard en France. Désormais, il ne lésinera pas sur les moyens pour se rendre publiquement indispensable : de sa spectaculaire évasion du tribunal de Compiègne à son procès-événement à Paris où il multiplie les facéties, de son interview accordée à Paris Match à la cavale en Normandie avec François Besse… Mesrine fait la une des journaux, voit sa cote de popularité grimper en flèche et tombe de plus en plus dans la mégalomanie. L’unité de police « anti-Mesrine », chapeautée par le commissaire Broussard, est à ses trousses… jusqu’au 2 novembre 1979, porte de Clignancourt.
Jean-François Richet ne lâche rien. Après un premier volet à couper le souffle, le cinéaste offre une conclusion bouleversante et saisissante à son diptyque qui a tout du chef-d’œuvre. Nous voilà plongés au cœur des années 70. La réalisation soignée, frénétique, sert à merveille un Mesrine haut en couleur, arrogant, outrageant et qui a fait le deuil d’une vie normale. S’offrant corps et âme à son personnage, Cassel inaugure le cabotinage et, métamorphosé avec 20 kilos de plus, crève de nouveau littéralement l’écran. On se délecte également du jeu d’Olivier Gourmet, avec le collier de barbe du commissaire Broussard, Mathieu Amalric, incroyable François Besse, ou encore Ludivine Sagnier, qui a su faire passer toute l’intensité et la complexité de la relation de Sylvia avec Mesrine : la sensualité, la frivolité et le courage.
« Le plus beau plan des deux films, pour moi, c’est le dernier de ce second volet. C’est lui qui résume Jacques Mesrine. Cette image est folle ! Même sans musique, ni étalonnée, elle me donne des frissons. C’est Vincent qui a tout fait. J’ai juste posé ma caméra. »
Jean-François Richet
Chaque mardi, des séances
à seulement 3,50 €
partout en France.
Le magazine Dimension Cinéma du mois de décembre 2008 est en salles