Guerre de Quentin Tarentino
avec Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent...
Durée : 2h29
Interdit aux - de 12 ans
Sortie prévue le 19 août 2009
Quentin Tarantino est de retour avec un film de guerre. Il s'intéresse aux frasques, en 1940, d'un commando de soldats juifs américains se lance dans des expéditions punitives. Ce long-métrage porte bel et bien la patte inégalée du maître Tarantino. Pas toujours très proche de la vérité mais toujours bien ficelé.
Durant la Seconde Guerre mondiale, un fermier français accepte d’héberger la famille juive Dreyfus, qui essaie d’échapper aux nazis. Mais le colonel Hans Landa parvient à débusquer les réfugiés et ordonne leur exécution. Seule rescapée, la jeune Shosanna s’enfuit vers Paris où elle change d’identité et devient propriétaire d’une salle de cinéma. Quelques mois plus tard, le destin va lui donner l’occasion de se venger : elle est chargée d’organiser l’avant-première d’un film de propagande allemand à laquelle Hitler et son état-major doivent assister… Ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine est dépêché par ses supérieurs pour fonder un commando de soldats juifs américains prêts à en découdre. Leur mission : torturer et tuer un maximum d’ennemis. Pour mener à bien ces expéditions punitives, Aldo recrute des hommes qui n’ont pas peur de faire couler le sang, comme Donny, connu pour fracasser les têtes avec sa batte de base-ball… Fan du long-métrage éponyme d’Enzo Castellari (1978), Quentin Tarantino rêvait depuis longtemps de revisiter l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine : l’occupation de la France par l’armée allemande. Le réalisateur signe une fresque jubilatoire et inclassable, qui lui permet de mettre en avant ses thèmes favoris : la vengeance, le recours à une violence extrême et l’hommage au cinéma. Tarantino donne sa vision des faits, avec une surprise à la clé. Et le soin qu’il met à peaufiner tous les détails rend son propos encore plus crédible.
Lors du dernier Festival de Cannes, l’acteur de théâtre autrichien Christoph Waltz a été récompensé par le Prix d’interprétation masculine pour son rôle d’officier nazi persécuteur de juifs. « Moi qui fais ce métier depuis trente ans, j’ai retrouvé ma vocation grâce à Tarantino. » Le réalisateur a eu beaucoup de mal à trouver l’interprète idéal pour incarner ce personnage complexe et impitoyable qui s’exprime à la fois en français, en anglais et en allemand.
Depuis un moment, Quentin Tarantino songeait à Brad Pitt. « “Inglourious Basterds” a fourni l’occasion rêvée de collaborer, explique le réalisateur. Je n’ai pas envisagé qui que ce soit d’autre que Brad. »
Entretien avec l’intéressé…
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter le rôle du lieutenant Aldo Raine ?
Aujourd’hui, j’ai envie de m’amuser. J’avais pris beaucoup de plaisir à jouer un prof de gym stupide dans Burn After Reading, des frères Coen. Tarantino m’offrait avec Aldo l’Apache une partition tout aussi décalée. Mais il m’a fallu réaliser un vrai travail sur l’expression, pour acquérir cet accent improbable venu des montagnes du Tennessee, et sur le maintien, qui devait être celui des acteurs des années 50.
Comment s’est déroulée votre collaboration avec Quentin Tarantino ?
Quentin est tellement sûr de sa vision, tellement précis et soucieux du détail que la description de mon personnage valait un film à lui tout seul ! Il a quitté l’école très jeune et son éducation, il l’a faite grâce au cinéma. Il fait référence à des longs-métrages qu’il est peut-être le seul à avoir jamais vus, comme Inglorious Bastards, d’Enzo Castellari, qui est à l’origine de son projet. Cela m’inspire une admiration totale, car je ne regarde plus que des dessins animés avec mes enfants… Mais pour ce qui est du Bossu de Notre-Dame et de Toy Story, je lui en mets plein la vue !
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