Et maintenant on va où ?

Sortie le 14 septembre 2011

Durée : 1H42 - Tout public

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Comédie Dramatique de Nadine Labaki
Avec Nadine Labaki

Résumé

Résumé

Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils.
Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien.

 

Rencontre avec Nadine Labaki, réalisatrice
 
La réalisatrice – et actrice – libanaise Nadine Labaki était, cet été, à Paris pour présenter son nouveau long-métrage au Festival Paris Cinéma, rendez-vous incontournable qui permet aux spectateurs de découvrir une large sélection de films en avant-première. Après Caramel, sorti en 2007, Nadine Labaki propose un film engagé mais drôle, qui fait le pari de traiter avec dérision la triste réalité à laquelle les Libanais sont souvent confrontés, leur pays étant sujet à des conflits qui opposent les communautés de confessions différentes.
 
Comment est née l’idée de Et maintenant on va où ?
Nadine Labaki : L’envie de faire ce film et de raconter cette histoire est d’abord liée à la situation politique de mon pays et le besoin que j’ai eu de réagir face à l’absurdité de ce qui se passe autour de nous. Nous avions vécu une courte période de tranquillité et, comme souvent au Liban, de nouvelles discordes ont émergé entre les communautés des deux confessions, musulmane et chrétienne. Pour des raisons qui peuvent paraître absurdes, des voisins se sont mis soudainement à s’entretuer et le conflit a dégénéré. Cela m’a tellement choquée que j’ai ressenti le besoin d’en parler.
Il y avait également le fait que j’étais enceinte au moment où ces événements sont arrivés. Je me suis alors demandée ce que j’aurais fait, si j’avais été la mère d’un garçon de 18 ans conduit à prendre les armes. Cette réflexion a évolué dans ma tête, jusqu’à me donner l’idée de raconter l’histoire d’un village où cohabitent chrétiens et musulmans, et dont les femmes s’unissent pour éviter que les hommes ne se fassent la guerre.
 
Vous avez souvent recours à la dérision, voire même à l’humour, pour mettre en scène cette situation. Cela vous a paru être le meilleur moyen de parler de ce sujet difficile ?
Nadine Labaki : Oui, parce que la situation semble parfois tellement absurde qu’il devient bon de s’en moquer. Il faut dire aussi que les Libanais eux-mêmes pratiquent souvent l’autodérision face à la tragédie quotidienne qu’ils sont contraints d’endurer. Cela fait un peu partie de la culture… Et puis le film n’est pas toujours drôle. Les personnages se retrouvent parfois dans des situations particulièrement douloureuses, comme lorsqu’une mère est obligée de tirer dans la jambe de son fils pour l’empêcher de sortir et de se battre.
 
C’est vrai qu’il s’agit d’un film réellement « engagé ». En tant que cinéaste, vous sentez que vous avez le devoir de transmettre un message ?
Nadine Labaki : Bien sûr. C’est tellement rare de faire un film au Liban qu’en tant qu’auteur ou réalisateur, on se sent nécessairement investi d’une mission particulière. Je l’ai déjà vécu avec mon premier film, Caramel. Les Libanais se sont sentis proches de l’histoire que j’avais racontée, à tel point que le film est devenu un peu un porte-parole. Cela donne un sentiment de responsabilité et l’impression d’avoir une mission quand on fait un film, qu’on parle au nom d’un peuple, qu’il ne s’agit pas uniquement de raconter une histoire. Cette histoire de femmes qui font tout pour sauver leur village, c’est aussi ma façon d’être responsable et de m’engager dans ce conflit. Je me suis demandée : que se passerait-il si les femmes décidaient d’intervenir et sous quelle forme pourrais-je moi-même le faire ? Ce film n’est pas forcément une réponse à cette question mais une manière d’explorer cette possibilité-là. Ce que font ces femmes, c’est, au final, ce que je ferais dans une situation aussi désespérée. J’amènerais sans doute aussi une femme pour divertir mon fils, ou j’inventerais un miracle pour empêcher les hommes de se battre. Ce sont des choses que je serais capable de faire pour éviter un malheur plus grand.
 
Il y a un sentiment de vérité qui se dégage du film. C’est aussi pour cela que vous avez fait appel à des comédiens non professionnels ?
Nadine Labaki : Cette envie de travailler avec des acteurs non professionnels est liée à mon souhait de donner au spectateur le sentiment qu’il est en train de regarder des personnages qui lui ressemblent, qui pourraient être ses voisins ou faire partie de sa famille. Mais cela permet aussi de rendre les choses universelles et intemporelles. Je ne voulais pas relier le film à des événements précis mais, plutôt, me concentrer sur le comportement humain. C’est même, en un sens, un conte. D’ailleurs, le film commence par « Il était une fois… ».
 
Comment les acteurs ont-ils réagi aux sujets abordés dans le film ?
Nadine Labaki : Tout le monde a vécu au Liban un drame ou quelque chose qui a rapport avec la guerre, et partage un certain ras-le-bol collectif. Je crois que les acteurs, professionnels ou non, ont ainsi pu s’identifier à l’histoire que je voulais raconter.
 
Et les Libanais ? Vous ne craignez pas de les choquer un peu ?
Nadine Labaki : On ne sait pas trop quelle va être la réaction. Il est délicat de parler de religion. Il y a un véritable attachement passionnel à la religion et son impact sur les gens est très fort. On se sent plus chrétien ou musulman que Libanais. Ce qui explique aussi que les conflits puissent émerger facilement. C’est bizarre, mais c’est comme cela…
 
Votre productrice est française, vous parlez français, vous n’avez pas envie de faire un film en France ?
Nadine Labaki : Je voudrais bien jouer dans le film d’un réalisateur français ou américain ! Mais je ne veux pas faire un film qui n’a aucun lien avec le Liban… Peut-être que je pourrais l’envisager si je lis un scénario qui me fascine, mais pour l’instant je ne ressens pas ce besoin. C’est peut-être encore tôt, je ne ressens pas encore la force de le faire…
 
 
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